Une histoire politique, artistique et culturelle de la France moderne

La Troisième République 1870-1940 - III

Date à déterminer

La naissance du cinéma français : Des frères Lumière à Luis Buñuel, 1895-1930


C’est en France que naît le cinéma. C’est aussi en France que cette nouvelle technique est devenue un art et que les procédés de réalisation et de production ont été initiés. L’industrie cinématographique française était, de la fin du 19ème au début du 20ème siècle, la plus importante au monde.

 

Les historiens datent généralement la naissance du cinéma à la première projection publique du Cinématographe d’Auguste et Louis Lumière à Paris le 28 décembre 1895 avec L’arrivée d’un train en gare de la Ciotat.

 

Les films attirent alors rapidement un public de classe moyenne de plus en plus nombreux, principalement dans des cafés ou des foires itinérantes.

Georges Melies a inventé les techniques du langage cinématographiques et réalise le premier film de science-fiction avec Le voyage dans la lune en 1902. C’est à une femme, la première et seule femme cinéaste au monde à cette époque, Alice Guy-Blaché, pourtant tombée dans l’oubli, que l’on doit l’un des premiers films de fiction.

 

La Grande Guerre met l’industrie du cinéma à mal, mais dès les années 1920, une nouvelle génération de cinéastes surgit et le cinéma se retrouve au cœur de l’activité artistique bouillonnante des « Années folles ». Les drames historiques et les adaptations littéraires deviennent un genre cinématographique. Des figures majeures du cinéma grand public émergent.

 

Alors qu’en Allemagne, le cinéma Expressionniste se pose en précurseur du film fantastique et du film d’horreur, en France se développe un exemple unique de collaboration artistique entre cinéastes et artistes venus d’horizons divers : peintres, compositeurs, architectes, décorateurs. Certains apportent à l’écran le choc d’une étincelle surréaliste (Luis Buñuel, Salvador Dalí). Des metteurs en scène tels que Louis Delluc, Marcel Lherbier, Germaine Dulac, Abel Gance, Carl Dryer et Jean Epstein sont qualifiés par la critique comme « La première vague » ou l’« Avant-garde française ». Les critiques commencent alors à théoriser sur le cinéma comme medium et comme art.

 

Les années 1920 s’achèveront avec l’avènement du cinéma parlant.